DISTANCES
FRANCESCO BALZANO FRANCESCO BALZANO

DISTANCES

Dans un monde où la vitesse semble dicter jusqu’à la manière de voir, Mikael Siirilä avance à rebours. Lentement. Silencieusement. Avec cette obstination tranquille des artisans qui refusent de céder à la facilité du flux. Pour Mikael Siirilä, la photographie n’est pas un médium, c’est un métier, au sens le plus ancien du terme : un savoir-faire. Avec l’exposition « Distances », la galerie Polka présente pour la première fois son travail. Une oeuvre rare, patiemment façonnée par ses soins dans la pénombre du laboratoire, où chaque image naît d’un dialogue entre la main, la lumière et le papier.

Né en 1978 en Finlande, il grandit à Lauttasaari, île-quartier d’Helsinki surnommée « l’île du bonheur ». C’est peut-être là, dans cette clarté nordique et parcimonieuse, qu’il a appris à regarder. A quelques pas de la mer, au contact de la nature et de ces bois où la lumière se fait rare. Un calme et une tranquillité qui rappellent celui de la chambre noire, allégorie d’un cocon où le temps s’arrête. « Tard dans la nuit, sous la lueur rouge des lampes inactiniques, tout commence à prendre une dimension nostalgique et sentimentale », confie-t-il.

Pour Mikael Siirilä, la photographie n’est pas un médium, c’est un métier, au sens le plus ancien du terme : un savoir-faire. Avec l’exposition « Distances », la galerie Polka présente pour la première fois son travail. Une oeuvre rare, patiemment façonnée par ses soins dans la pénombre du laboratoire, où chaque image naît d’un dialogue entre la main, la lumière et le papier.

Le Finlandais ne photographie qu’à l’argentique. Siirilä y trouve un rythme, une résistance, une latence indispensable à son regard. Ses images sont construites à l’instinct, puis laissées entre les mains du hasard chimique, où le développement inscrit sa trace. L’épreuve argentique elle-même n’est pas tout à fait noire et blanche : elle tend vers des tons plus chauds, crème ou dorés, que Siirilä obtient par virages, en plongeant le tirage dans un dernier bain de thé. Ce geste confère à ses images un rendu délicat, comme si le temps s’était doucement déposé sur des oeuvres petites, parfois minuscules, face auxquelles il convient de s’approcher. Ou qu’il faut examiner tel des objets précieux, dans la paume d’une main.

Dans l’intimité de la contemplation, on découvre alors ses sujets, toujours fragmentés, saisis dans l’entre-deux du visible. Ses images sont des morceaux de mémoire qui retiennent ce qui pourrait disparaître. Et qui révèlent ce qui se donne pas d’emblée grâce à la magie de l’effet Koulechov :« Montrer deux images ensemble, c’est en créer une troisième, invisible. La distance entre deux images sans rapport entre elles est ainsi comblée. » Dans les pas de Ralph Gibson, autre adepte du genre, Siirilä explore alors la force du fragment et du silence. Mais là où l’Américain cherche la tension, la charge symbolique ou sensuelle dans le détail d’un objet ou d’un corps, le Finlandais cherche le calme, la caresse, la respiration du monde.

A l’heure où les images se consomment et l’avénement de l’IA, lui s’évertue à les fabriquer, tel un horloger minutieux dans son antre, où se joue un rituel sacré.-Visages perdus dans la lumière, ombres semblant respirer… On pense parfois à Josef Sudek ou à Masao Yamamoto : la même économie de moyens, la même humilité face au monde.

Pour l’exposition « Distances », Mikael Siirilä imagine des diptyques, des associations d’images dont les détails se répondent et ouvrent des espaces de récit. Le dessus d’une épaule dialogue avec une porte entrouverte ; la fissure d’un mur avec une trace de lumière. Ces rapprochements discrets laissent surgir un fil narratif, comme si chaque spectateur était invité à inventer son propre conte. Et à combler, à la lisière du visible, la distance entre les deux.


DU 22 JANVIER AU 7 MARS 2026 _ POLKA GALERIE

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LES MONDES DE COLETTE
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LES MONDES DE COLETTE

Emilie Molinero participe  à l’exposition « Les Mondes de Colette » qui se tient en ce moment à la Bnf François Mitterand et ce jusqu’au 18 janvier 2026. Elle y expose trois photographies du projet sur Colette et moi intitulé Éclosions.

Ce projet parle de son lien intime à Colette depuis l’enfance et comment ses écrits l’ont façonnée et aider à grandir. Les expériences vécues, lues ou fantasmées se mêlent entre elles pour tenter de capter au plus près l’expérience intime. Elle est  ici à la fois Colette retournant sur les lieux qui l'on vue naître, la mère de D. et celle de Bel-Gazou photographiant l'enfance s'en aller... et surtout l'enfant éternel de la maison forteresse.

Deux séries dans ce projet : 

  • « Impressions printanières en clair-obscur » : une série de 20 Polaroïds qui se conçoit comme des fragments mémoriels. Trois d’entre eux sont exposés à la Bnf dans le cadre de l’exposition Colette. 

  • « Lorsque fleurit la glycine » : 12 photographies couleur qui parlent du passage de l’enfance à l’adolescence grâce à Colette et à ses écrits. 

L’ensemble sera exposé à la Maisonnée Colette à l’automne 2026.

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L’AMÉRIQUE, ENTRE RÊVES ET DÉSENCHANTEMENTS
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L’AMÉRIQUE, ENTRE RÊVES ET DÉSENCHANTEMENTS

Lab27 inaugure, à Trévise, le vendredi 19 septembre à 21h00 la programmation d’exposition 2025/2026 avec l’exposition, organisée par Steve Bisson et Dionisio Gavagnin, "L’Amérique, entre rêves et désenchantements" qui s’interroge sur ce que représente encore aujourd’hui l’Amérique pour l’imaginaire occidental qui continue à poursuivre des évolutions, des mythes et des dérives. Le parcours d’exposition croise des regards historiques tirés de la Collection de Dionisio Gavagnin - une archive qui conserve des icônes de la photographie américaine du XXe siècle - avec ceux plus contemporains tirés de la publication "American Eden" de Valerio Geraci, qui depuis 2016 roule au volant des États-Unis pour suivre l’essence, les contradictions, la beauté rugueuse et la force mythopoétique qui le fascine depuis son enfance.

Valerio GERACI sera présent au vernissage de l’exposition le 19 Septembre 2025, chez LAB27. L’exposition ouvrira au public, du 21 Septembre au 23 Novembre 2025 : Strada Scudetto 27, 3100 Trévise Italie.

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PAYSAGES INTÉRIEURS
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PAYSAGES INTÉRIEURS

« Claude est attiré par les rivages, par le littoral. L’instinct d’Alain c’est d’aller vers la montagne et ses rivières. Ces paysages nourrissent leurs géographies intérieures. C’est leurs coins à eux ! Des endroits où ils se sentent bien, se baladent, se posent, observent pour se nourrir d’un je ne sais quoi d’inexplicable. »

Alain BUJAK et Claude PAVELEK exposeront un ensemble de photographies sous forme de dialogue graphique, chez Little Big Galerie, du 4 au 30 Juin 2025, au 45 rue Lepic 75018 Paris.

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ALLUMETTES
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ALLUMETTES

« En tant que journaliste-photographe, “mettre en lumière” a toujours été quelque chose d’essentiel dans ma pratique. Mais, lorsqu’il a été question d’exprimer un regard plus personnel, sans cadre, ni sujet, le chemin vers cette lumière n’a pas été aussi évident. Il a fallu s’armer de patience. Essayer. Expérimenter. Chercher… Jusqu’au jour où j’ai rencontré ce nénufar, installé dans un bassin de la Villa Médicis.

Ce jour-là, j’ai compris pour la première fois que la lumière pouvait chanter. D’un mouvement langoureux, elle caressait la fleur, pétale après pétale, révélant ses aspérités, sa magie. J’étais seul au spectacle. Un privilège ou un miracle, me permettant d’immortaliser sans pudeur ce récital naturel. Dès lors, m’est venu l’envie de célébrer l’éphémère, me laissant guider par cette lumière, au gré de flâneries.

L’allumette, c’est la flamme furtive, fragile. Elle caresse le sujet, noyé dans des ombres denses, carboniques, avant de nous brûler le bout des doigts, puis s’éteindre soudainement. »

Adel Slimane FECIH exposera, du 9 Janvier au 2 Mars 2025 à la Galerie Pradier-Jeauneau, un corpus de 9 photographies, 9 ballades intimes et singulières. Un jeu de clair-obscur voilé, trouble et jaunit, comme une apparition qui, d’ores et déjà, s’estomper. L’exposition «Allumettes» sera présentée lors du vernissage le 16 Janvier au 32 rue de Verneuil 75007 Paris.

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NOW MY HEART IS FULL
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NOW MY HEART IS FULL

Hayman réunit habilement photographies et encadrement pour donner à chaque œuvre d’art une personnalité distincte. Dans son atelier de menuiserie, il sélectionne, modifie ou construit des cadres dans des tons d’or, d’argent, de bois chaud et de blanc froid qui rehaussent l’imagerie et imprègnent les œuvres d’une dimension historique. Travailler avec ses mains aide à calmer son esprit, qui est souvent submergé de pensées fragmentées et rapides. Se déplaçant d’une oeuvre à l’autre, l’artisanat de chaque objet l’aide à mettre de l’ordre dans le chaos. Pour les contemplateurs aussi, le cadre est un moyen de créer une mise au point, comme pour dire : « Regardez ici. Restez immobile. »

Jefferson HAYMANN exposera, du 9 Février au 6 Avril 2024 à la Galerie David Guiraud, une série de ses oeuvres réalisés dans son atelier de New York, L’exposition “Now my heart is full” sera présentée lors du vernissage le 8 Février au 5 rue du Perche 75003 Paris.

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ATELIER IDEM
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ATELIER IDEM

L'Atelier IDEM, est un atelier de lithographie, rue du Montparnasse. C'est un endroit comme il n'en n'existe plus beaucoup, avec ces vieilles machines, en parfait état de marche, Des artistes du monde entier, viennent à l'atelier pour y dessiner sur les pierres lithographiques. L'endroit est chargé de souvenirs, d'objets, d'outils, d'ambiances, Il est tout simplement inspirant.

Alain BUJAK exposera, à l’occasion de Paris Photo, du 08 Novembre au 09 Décembre 2023 chez Item Éditions Gallery, une série de tirages réalisés à la chambre dans l’atelier, L’exposition “les petits silences de l’atelier” sera présentée lors du vernissage le 08 Novembre au 51 rue du Montparnasse 75014 Paris.

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UNE SAISON ARCHÉOLOGIQUE
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UNE SAISON ARCHÉOLOGIQUE

Le travail photographique présenté dans le cadre de cette nouvelle exposition, est la transcription en lumière d’un choc esthétique vécut en découvrant les réserves de plâtres et sculptures stockés et protégés dans les Écuries du Roi au Château de Versailles. Immergé dans cette forêt de toutes les antiquités, une discussion intemporelle et silencieuse s’est imposée, tel un hommage photogénique du temps passé, tel une contemplation d’Ulysse tournée vers l’Odyssée dans le Mépris de Jean Luc Godard. Il s’agit ici d’un retour aux racines et de donner une peau monolithique et floue pour marquer le contour de cette extrême modernité, de cette douceur fracturée.

Francesco BALZANO expose, à l’occasion de Paris Photo, du 07 Novembre au 30 Novembre 2023 chez TOURRETTE, à la Galerie Carole KORNGOLD, un ensemble de grands tirages réalisés par Fresson en noir & blanc et en couleur sur papier bristol satiné sont accompagnés de petits tirages noir et blanc façon planche contact, réalisés sur du papier baryté matte. Chacune des pièces présentées dans le cadre de l’exposition sont des tirages unique originaux.

L’exposition “Une saison archéologique” sera présentée lors du vernissage le 07 Novembre au 70 rue de Grenelle 75007 Paris.

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PENSIERI
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PENSIERI

L’exposition PENSIERI, présentée du 6 Janvier au 24 Janvier 2023 à la Galerie TOURRETTE chez Carole Korngold, est une ode poétique et minimaliste sous la forme de 40 tirages réalisés en chambre noire, contemplation silencieuse ou la pureté rejoint la sophistication extrême.

À ces images au boitier argentique Leica sont associées une collection de cinq pièces de mobilier, instaurant un lien entre les émotions de l’instant et une retransmission volumétrique.

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